Université de La Réunion: configuration et défis


Séminaire des 15 et 16 Juin 2005




                               

                                                                    UMR CNRS 8595

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 Mercredi 15 JUIN 2005



15H30-19H30

La mobilité : quels enjeux pour l’Université

Site universitaire de Saint-Denis

Amphi 150

 

Introduction du séminaire :

Michel VERNIERES, Université de Paris I Panthéon Sorbonne 

 

Première Partie : Présentation de quelques résultats de la recherche

RADOJCIC Karin et RIVIERE Françoise : Stratégie et mobilités des étudiants de l’Université de La Réunion

 

Seconde Partie : Interventions d’acteurs politiques et institutionnels

 

M. Serge SVIZZERO, Président de l’Université de La Réunion

M. Paul VERGES, Président du Conseil Régional

Mme Nassimah DINDAR, Présidente du Conseil Général

M. Jean Raymond MONDON, Président du CESR

M. René Paul VICTORIA, député Maire de Saint-Denis

 

Animation : M. Philippe JEAN-PIERRE

 

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Jeudi 16 JUIN 2005

 

15H30-19H30

Enseignement supérieur et territoire : problématiques et enjeux

Site universitaire du Tampon

Amphi 190

 

Introduction du séminaire :

Michel VERNIERES, Université de Paris I Panthéon Sorbonne 

 

Première Partie : Présentation de quelques résultats de la recherche

Raoul LUCAS : la territorialisation de l’offre de formation

 

Seconde Partie : Interventions d’acteurs politiques et institutionnels

 

M. Didier LENTREIN, Directeur de l’IUT de Saint-Pierre

M. Gilles LAJOIE, Vice Président de l’Université de La Réunion

M. André THIEN-AH-KOON, Député Maire du Tampon

M. Elie HOARAU, ancien Député  Maire de Saint-Pierre

M. Michel George SKELLY, Inspecteur d’académie, Conseiller du Recteur

 

Animation :

Michel VERNIERES, Université de Paris I Panthéon Sorbonne 

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Quelques  résultats significatifs

 

Des effectifs en forte croissance jusqu’au début de la décennie 2000

L’Université de La Réunion a connu depuis sa création un développement considérable en terme de croissance et de démocratisation. Elle fait aujourd'hui partie des universités de taille moyenne, pluridisciplinaires, et toujours en pleine croissance. Entre 1990 et 2001, la population étudiante de l'Université de La Réunion a été multipliée par 2,5. Deux facteurs essentiels expliquent cette forte croissance tant aux Antilles-Guyane qu'à La Réunion :

- l'amélioration d'ensemble du système éducatif expliquant l'augmentation du nombre de bacheliers

- le choix pour la plus grande partie des bacheliers d'effectuer sur place leurs études universitaires.

Cette croissance des effectifs s'est également accompagnée d'un élargissement de l'offre de formation : ouverture de nouvelles filières, création de diplômes professionnalisés tant dans le second que dans le troisième cycle. Ceci a permis à un plus grand nombre d’étudiants, notamment issus de familles modestes d’avoir accès  aux études supérieures.

 

 

Les étudiants et  la mobilité : une volonté de retour évidente


L’étude a permis de voir que les Réunionnais poursuivaient leurs études dans des filières et des types d’établissements n’existant pas localement, mais également, pour une large part, dans des filières disponibles à l’université.

 

Les étudiants ont été interrogés sur leurs motivations et la perception de leur avenir professionnel : l'absence de la filière souhaitée ne pousse pas nécessairement à la mobilité ni à l’abandon des études.

 

Presque la moitié des étudiants interrogés à l’Université de La Réunion, souhaite en priorité acquérir à l'extérieur une expérience qui pourra être  valorisée au retour. Un peu plus d'un tiers des étudiants souhaiteraient revenir immédiatement travailler dans le département.

Pour ce qui est des étudiants ayant déjà quitté l’Université de La Réunion : une grande majorité souhaite revenir travailler dans l’île soit immédiatement après la fin de leurs études, soit après avoir acquis une expérience professionnelle.

 Le désir de retour semble encore accentué deux ans après leur départ. 79 % des étudiants sortant de DEUG II (64 % des licences) souhaitent travailler à La Réunion à court terme. Seuls 15% des Réunionnais interrogés deux ans après avoir quitté l’université au niveau du DEUG, souhaitent travailler hors du département d'origine. 

 

Coordination des équipes : Karin RADOJCIC et Françoise RIVIERE


Direction Scientifique : Michel VERNIERES

 

Rédaction du rapport final : Raoul LUCAS, Karin RADOJCIC, Françoise RIVIERE, Michel VERNIERES

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Présentation de la recherche

Ce travail fait suite à un appel à projet, financé par la Direction de l’Evaluation et de la Prospective (DEP) et la Direction de la Recherche du Ministère de l’Education Nationale, de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche ; par la Délégation à l’Aménagement du Territoire et à l’Action Régional (DATAR) dans le cadre du programme général «Education et formation : disparités territoriales et régionales». Notre recherche a eu pour titre « l’enseignement supérieur dans les DOM : bilan spécificité et devenir ».

Elle a eu pour principaux objectifs de s’intéresser au développement et à l’évolution de l’enseignement supérieur dans les DOM, à la mobilité des étudiants et à la carte des formations universitaires.

Notre travail s’est déroulé en trois phases.

- La phase 1 était une configuration des universités domiennes à l’issue de la collecte de données et de statistiques significatives.

- La phase 2 consistait en un travail d’enquête auprès d’étudiants afin de cerner leurs motivations et leur conception de la mobilité. Cette enquête s’est faite en TD auprès d’un échantillon de 4000 étudiants pour les deux universités domiennes : ceux de 2ème et 3ème année (pour lesquels la mobilité est plus forte) en Sciences Economiques, Droit, AES et Sciences Physiques et ceux de 3ème année en Sciences de l’Education. La même enquête a été menée par voie postale auprès des étudiants issus de ces formations, l’année précédente.

- Lors de la phase 3 des entretiens ont été réalisés en région auprès des instances universitaires et académiques, des acteurs économiques, ainsi que des élus des Conseils Régionaux et des Conseils Economiques et Sociaux chargés des questions relatives à l’enseignement supérieur.

En essayant d’appréhender les spécificités et les évolutions des effectifs inhérentes à l’enseignement supérieur dans les DOM, nous avons constaté que la croissance des effectifs et la mobilité y étaient plus importantes qu’en métropole, d’où la nécessité de les analyser et de les caractériser. Dans cette perspective nous avons cherché à savoir si les caractéristiques de cette mobilité étaient propres ou non aux étudiants domiens en les comparant avec celles observables pour le reste de la population des DOM et si celle-ci provient d’une stratégie des étudiants et/ou si elle est une conséquence d’une offre de formation insuffisante dans l’enseignement supérieur.