Lecture d'une oeuvre: The Portrait of a Lady (Sophie Menoux ed.)


Paris : éditions du temps, 1998, 159 pages.

 

Cet ouvrage collectif coordonné par Sophie Geoffroy-Menoux est consacré à The Portrait of a Lady, le roman de Henry James porté à l’écran par Jane Campion (scénario de Laura Jones) en 1996, qui figurait aux programmes des concours de recrutement (CAPES et Agrégation) en Anglais. L’ouvrage comporte les articles suivants :

 

- Avant-propos par Sophie Geoffroy-Menoux

- « Points de vue, savoirs, suspens ou The Portrait of a Lady au ralenti » par Serge Meitinger. L’article analyse la manière dont les techniques du point de vue et du suspens, en relation avec la question du savoir, permettent l’expression des « conditions les plus pures de l’être-au-monde ».

- « The Portrait of a Lady : une écriture visuelle », par Françoise Dupeyron-Lafay, analyse le rôle de la peinture dans le roman et le caractère pictural de l’écriture jamesienne.

- Dans « The Portrait of a Lady de Ja(m)e(s) Campion : épreuve d’artiste ? », Christine Raguet se consacre à l’image, l’élément visuel et leur « trans-modélisation » par l’adaptation cinématographique, et conclut à l’originalité absolue du film de Campion, un vrai film d’auteur au-delà de l’adaptation proprement dite.

- Dans « Italy in The Portrait of a Lady : Transcultural Consumerism vs Art », Rapahelle Costa de Beauregard analyse la fonction sociologique de l’appropriation de l’art européen par les élites américaines.

- L’approche sociologique est également privilégiée dans « A Sociological Reading of Plot and Imagery », par Ian Glenn, qui montre comment l’intrigue –dont l’axe est double : the social transmission of sexuality and sexual knowingness », d’une part, et « the complex emotional exchanges of culture for money », d’autre part—est structuré par un système de répétition et d’échanges.

- « Le (bon) ton dans The Portrait of a Lady », par Sophie Geoffroy-Menoux, analyse les sons, bruits et musiques et le « ton » (la « bande son romanesque ») comme « autant de lieux où affleurent dans le texte des nœuds de réel, où émergent ces non-dits que sont l’idéologie et l’affect ».

- « Henry James, portrait d’un romancier », extraits de l’émission « Répliques » du 21 décembre 1996, France Culture, animée par Alain Finkielkraut, avec Diane de Margerie et Mona Ozouf. Un dialogue passionnant et passionné, avec l’une des plus grandes traductrices de James en français et l’auteure de Henry James, la muse démocratique (Paris, Calmann-Lévy, 1998).

- Bibiographie sélective